[Garde-Robe 2017 #1] Enzo

C’est déjà février ?! Le temps passe si vite surtout quand on a un bébé en plein éveil à la maison qui ne laisse pas beaucoup de temps pour coudre. Malgré tout, j’ai enfin pu réaliser (le dernier weekend de janvier) mon bas de pyjama que j’avais l’intention de faire depuis début décembre ! Mon premier ouvrage pour le challenge couture 2017 est réussi !

Je voue un culte à mes chaussons

Modèle

Dès sa sortie, j’ai flashé sur Enzo de la jeune marque Chez Machine. Je l’ai immédiatement vu en pantalon zen pour la maison parce que je n’aime pas beaucoup les pantalons évasés sur le bas comme ils sont si souvent vendus en commerce. Je n’avais pas envie de me prendre la tête avec des poches, donc j’ai fais la version A.

J’ai modifié à peine le modèle, en mettant une ceinture et des bracelets de cheville en bords côtes, pour une fintion plus pyjama et m’éviter les ourlets que j’ai en horreur.

Fournitures

Pour moi, un pantalon de pyjama doit être confortable et qui dit confortable dit jersey. J’ai donc opté pour un tissu sweat (1.60m) avec une bonne tenue de ma marque scandinave chouchou Elvelyckan Design. En général, j’utilise les jersey de cette marque pour coudre des vêtements enfants, mais j’avoue que j’ai toujours voulu une pièce pour moi dans ces designs. J’adore ce motif d’ours blanc sur fond bleu-vert qui me rappelle vraiment les couleurs du Svalbard – le pays des ours blancs en Norvège. 

Détail des jolis ours blancs du jersey

A ceci, j’ai ajouté un peu de bords côtes blanc et un élastique.

Et voilà. Il n’y a vraiment pas beaucoup de matériel et c’est vraiment ce qui m’a plut dans ce modèle, c’est sa simplicité.

Réalisation

J’ai eu très peu de temps pour moi pendant ce mois de janvier. J’ai donc réalisé Enzo en mode « j’ai 1h de sieste de bébé devant moi : go go go !!! ». Bon en vrai, j’ai mis 1h30 du rapport du patron à l’essayage. Autant dire que c’est une couture très rapide (4 coutures + 2 pour les chevilles), sans aucun gros défi. Comme mon tissu est un jersey, j’ai tout cousu (sauf les pinces) à la surjeteuse.

En fait, la difficulté était que j’ai réalisé Enzo en jersey alors qu’il est déconseillé d’utiliser un tissu élastique… Que cela ne tienne ! J’ai coupé le patron 1 taille en-dessous de la mienne (donc en 44) et réalisé la ceinture en bords côtes plus courte que les indications. A mon avis, j’aurais pu descendre d’une taille encore, mais c’est pas bien grave si le fit n’est pas parfait – il s’agit d’un pantalon de pyjama après tout. Bon, comme je le perdais un peu quand même, j’ai ajouté un élastique dans la ceinture histoire de resserrer un peu plus autour de ma taille.

Par contre, j’ai trouvé la longueur d’Enzo vraiment très courte… Heureusement que j’ai allongé le patron de 3 cm et que j’avais de base l’intention de mettre des bracelets de cheville. Je n’ai d’ailleurs pas resserré ces dernières parce que la largeur me convenait ainsi. Je n’ai pas fait de couture pour plaquer les marges parce que j’avais la flem 😀

Niveau clarté des explications, je ne peux pas vraiment juger vu le peu de difficulté. J’ai trouvé la mise en page particulière et pas forcément limpide au premier coup d’oeil, mais je m’y suis vite faite.

En mode « Hiver Arctique »

Résultat

Enzo est exactement comme je le voulais. Confortable sans faire sac et étroit au niveau des chevilles pour mettre mes chaussons bottes. J’aurais vraiment pu faire une taille en-dessous mais il me convient comme ça pour le moment. Je ne suis pas certaine que les pinces genoux apportent vraiment quelque chose mais disons que ça donne un petit look à Enzo qu’on voit rarement sur un pantalon – et encore moins sur un pantalon de pyjama. Le fait d’avoir tout cousu à la surjeteuse donne une finition propre et nette que j’aime toujours autant.

 

Ca remonte un peu trop au-dessus des chevilles

 

Et par-dessus les boots chaussons

Bilan

Je dois vraiment arrêté de me voir plus volumineuse que je ne suis. C’est vraiment un aspect qui me poursuit depuis mes débuts en couture. Le fait d’utiliser du jersey amplifie ce regard que j’ai sur moi. Pour un tissu non élastique, j’ai réussi à me discipliner mais sinon c’est souvent trop grand. Bon il vaut mieux trop grand que trop petit, on est d’accord ! On peut toujours rattraper.

A part cela, je peux confirmer qu’Enzo est ultra confortable puisque je l’ai porté toute la semaine qui a suivi pour cause d’état grippal avec fièvre et tout le tatouin, joyeusement partagé avec ma fille. Autant dire une semaine épuisante ce qui explique mon retard pour la publication de ce post. Sitôt cousu, sitôt testé en situation extrême ! Le vautrage sur canapé, la glandouille sous la couette, la course à l’autre bout de l’appart, le berçage, les cadeaux de bébé, et j’en passe. Enzo a vaillamment réussi chacune de ces épreuves !

Dans tous les cas, Enzo est facile et rapide à coudre. Je ne suis pas sûre que je le referai pour un pantalon de ville, tout simplement parce que ce n’est pas une coupe dont j’ai l’habitude ou qui à mon avis me mette vraiment en valeur. Mais comme pantalon de pyjama ou de plage, c’est parfait ! Après tout la couture ce n’est pas que pour les grandes occasions, c’est aussi pour tous ces instants réconforts dont on a besoin !

 

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